Mon goût pour la lecture a
débuté lors de ma plus tendre enfance. Mon père me lisait
affectueusement des histoires le soir avant de me coucher. Ainsi, je
rêvassais, m’imaginant, sur mon cheval blanc parcourir le monde en
délirant. En effet, la lecture m’a permis de développer mon
imaginaire. Elle a contribué à mon identité et surtout à ma
créativité.
En maternelle, j’ai lu le
livre Arc-en-ciel le plus beau poisson des océans de
Marcus Pfister. Ce livre retrace l’histoire d'Arc-en-ciel, un
poisson qui, lui seul, possède des écailles multicolores. Son ami
le poisson bleu aimerait lui aussi avoir une écaille de cette
couleur. Cependant, Arc-en-ciel refuse. Il se retrouve donc seul sans
amis. Par la suite, celui-ci va prendre une décision qui va changer
sa vie : donner un de ses écailles au poisson bleu. Ainsi, ils
vont devenir meilleurs amis. En tournant les pages, cette lecture m’a
inculqué la notion de partage dès mon plus jeune âge. J’ai
ensuite poursuivi ma carrière de lectrice par les mon sieurs
madames. Cela fut un très bon souvenir, plein de rire. À chaque
fois que je me comportais bien mes parents m’en offrait un et j’en
faisais la collection pleine de convictions.
Au bout de quelques années,
je suis passée en CP, j’ai appris à lire toutes sortes de livres,
du pire à celui qui me fait le plus rire. Avec ma meilleure amie,
nous allions à l’école enchantée tous les vendredis après midis
chercher des livres. J’ai donc commencé la lecture moi-même par
le Journal d’Aurélie LaFlamme. Ce journal intime retrace
l’histoire d’une adolescente, se questionnant, changeant,
grandissant comme moi étant enfant. Ce livre m’a fait aimer la
lecture, car il m’a fait passer par toutes les émotions, de la
plus vagabonde à la plus furibonde.
5 ans plus tard, je suis
passée au collège, je suis devenu littéraire. Toujours passionnée par le français et mes livres adorés. Mon goût pour la Bretagne
m’a fait lire Finisterae de Jeanne Bocquenet-Carle,
une œuvre atypique, romantique et fantastique. Ce livre retrace
toute la magie druidique que possède notre belle Bretagne. Des
hommes armés sont à la recherche de la « pierre de la
destinée ». J’avais tant rêvé de me lier avec un récit
aussi rempli d’énergie. Cette lecture m’a permise de me cultiver
sur les fabuleuses légendes de notre région.
Une année est passée puis
j’ai tenté ma chance lors d’un concours d’éloquence. Le sujet
était « nos raisons d’espérer ». Ainsi, je me suis
lancée les yeux fermés. Je suis montée sur scène, avec une lueur
de transpiration le long de mon front. Puis tout à coup, je me suis
mise à parler, déterminée, regardant au loin l’horizon. J’ai
réussi à remporter la troisième place avec une certaine classe. Ce
concours m’a permis de prendre confiance en moi et d’acquérir
une certaine prestance et éloquence.
Les
années ont continué à s’écouler, puis le baccalauréat de
Français a pointé le bout de son nez. Mme AUGER-GARREC m’a
redonné le goût de la lecture avec ses cours incroyables et
incommensurables. Gargantua m’a fait passer dans tous mes états,
de l’incompréhension à la passion. Sa signification m’a donné
de multiples leçons. François Rabelais, nommé Alcofribias Nasier a
su riposter et mélanger l’humour et le savoir pour ne pas se faire
avoir. Son intelligence a su mettre en exergue la méfiance et les
ennuis de cette époque sans répit. Ses leçons s’appliquent
encore à notre société remplie de désaccords. C’est donc pour
cela que j’aime la lecture, elle nous permet aux héritiers comme
aux aînés de réfléchir à notre société sans se faire manipuler
par les autorités. Il a su développer divers sujets tels que
l’éducation, l’apprentissage, les dogmes politiques et religieux
qui permettent à nous élèves de prendre la relève.
En terminale, je me suis donc
rapprochée du développement personnel. En effet, le livre Avoir
le courage de ne pas être aimée de deux auteurs nommés
Ichiro Kishimi et Fumitake Koga m’a permise de m’élever. Ce
livre explique le fait qu’aujourd’hui le monde peut paraître
compliqué et mystérieux, mais que si on change, le monde peut
paraître simple. Si on voit le monde avec des lunettes sombres, il
suffit juste de les retirer pour le voir en couleurs. Mais avons-nous
le courage de voir le monde en face ? Un philosophe éclairant
et un jeune homme discuteront par la suite… Ce livre philosophique
m’a fait comprendre qu’il ne fallait pas que j’attende les bras
croisés et qu’il fallait que je prenne en main ma destinée. Face
à cette réalité, j’ai avancé sans me retourner. Grâce à une
simple lecture philosophique, j’ai réalisé que je pouvais faire
tout ce que je voulais de ma vie si j’en avais envie. Ainsi,
aujourd’hui, je ris, je souris, car je sais que je surmonterai
n’importe quelle difficulté sans discuter. La lecture peut
provoquer un sentiment très profond, elle a le pouvoir de nous
remettre en question.
Un an s’est écoulé, puis
j’ai décidé de vous raconter ma destinée. Je souhaite passer mon
CRPE, les étoiles plein les yeux. Ainsi, je donnerai aux enfants
envie de lire pour leur construire un avenir. Selon moi, la lecture
permet d’ouvrir son esprit, ce qui diffère des nouvelles
technologies. En tant qu’enseignante, nous devons poser les bonnes
fondations de leurs maisons pour qu’ils aient leurs places dans la
nation. Grâce à la lecture, ils développeront leur propre libre
arbitre sans dépendre de pitres.
J’essaierai
de leur apprendre à lire en étant patiente, avenante, souriante
comme a su l’être ma maîtresse de CP. Chaque lecture apporte sa
petite lueur à un être humain : une leçon, une passion. Ma petite
lueur à moi sera le fait que vous compreniez ce message.