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L'ardoisière

Mon univers personnel

Publié le 14/10/2024

pareloiseglardoisière ,
Lire n’a pas toujours été une évidence pour moi, cependant il est vrai qu’aujourd’hui j’accorde une place importante à la lecture. Je pourrais même dire que la littérature m’a ouvert les yeux sur beaucoup de choses. Moi c’est Eloïse Guillerm, j’ai 17 ans, et je suis ici pour vous raconter mon histoire avec les livres et plus particulièrement la lecture.
Petite, alors que je ne savais pas encore parler, ma maman m’incitait déjà à lire.
Plus sérieusement, la lecture est quelque chose qui est arrivée très vite dans ma vie.
Cela a d’abord commencé avec des albums imagés. Le but était d’apprendre à visualiser les images sans vraiment pouvoir lire ce qu’il y avait à côté. Dans un premier temps, les livres me servaient de support pour apprendre le vocabulaire de tous les jours, les parties du corps, les couleurs…
Durant ma petite enfance, plusieurs livres m’ont réellement marqués et m’ont donné le goût de la lecture. Arc-en-ciel le plus beau poisson des océans, de Marais Pfister, je m’en rappelle comme si je l’avais lu hier. Pourtant la dernière fois, c’était il y a plus de 14 ans. L’intensité des couleurs sur la couverture, la nuance des bleus, la couleur des écailles. Tous ces petits détails ont vraiment attiré mon attention et ma curiosité. Mes parents aimaient beaucoup me raconter des histoires, ils savaient les raconter et les faire vivre. Je pense vraiment que c’est cela qui m’a fait aimer les livres durant mon enfance. En grandissant, chaque semaine à l’école, j’attendais impatiemment, le moment de la lecture.
Dans mon école, les professeurs lisaient des comptines, des contes une fois par semaine. C’était le seul moment où je pouvais m’évader, voir les choses comme je le voulais, avoir ma propre imagination. Forcément, à force d’écouter de nombreuses lectures, mon imagination s’était forgée avec le temps. J’imaginais les scènes dans ma tête pour que l’histoire qui m’était racontée ait un sens.
Un jour, en grande section maternelle, mon institutrice a lu un conte: Roule Galette de Natha Caputo. Cette histoire je la connaissais puisque cette maîtresse l’avait déjà lu en moyenne section. Pourtant, ce jour-là, j’étais autant transcendée par l’histoire. Je n’avais qu’une envie, c’était de savoir ce qui allait se passer alors que je le savais déjà. Je pense qu’à ce moment-là, mon esprit a fait le vide autour de moi et s’est concentré seulement sur l’écoute et la voix de la lectrice. Cette voix était si douce que je pensais même que l’action se passait réellement sous mes yeux. Ce sont tous ces contes, ces livres qu’ils soient imagés ou pas, qui me plaisaient vraiment. Je ne me souviens pas avoir un seul mauvais souvenir sur les livres et la lecture à cet âge là.
A la suite, il était l’heure d’échanger les rôles. Devenir lectrice et non plus celle qui écoute. Avec une enfance où la lecture avait une place considérable dans ma vie, l’apprentissage de celle-ci ne m’a pas vraiment posé de soucis. J’étais l’élève qui adorait l’école et qui voulait toujours découvrir. Le simple fait de pouvoir lire mon histoire toute seule le soir, c’était magique. Je voulais faire comme les grands et être indépendante. Je n’avais pas de restriction, je pouvais lire autant que je voulais sans déranger papa ou maman qui avaient d’autres choses à faire et n’avaient pas un temps illimité. Je n’avais plus cette frustration de devoir stopper la lecture et terminer le lendemain. Une fois la lecture dans la poche, j’ai commencé à lire des bandes dessinées tirées des dessins animés que je regardais, tels que Violetta de Georges Simenon, les Sisters de Christophe Cazenove et Boule et Bill de Laurent Verron. Forcément, c’était mieux de lire que de regarder la télévision, comme le disaient si bien mes parents. Puis bien évidemment, la maîtresse nous donnait des textes ou quelques petits livres pour toujours essayer de nous améliorer. Pour être honnête, à la fin de la primaire, je pense que j’étais arrivée à un stade où la lecture prenait trop de place. J'en avais assez de lire. Je me forçais seulement à lire des livres scolaires (ceux recommandés par la maîtresse) mais je n’avais plus le même plaisir. Malheureusement, cela ne s’est pas arrangé avec le temps.
Arrivée au collège, j’ai tout de même eu une prof de français qui m’a vraiment redonné goût à la lecture. Les ateliers au CDI étaient des cours auxquels j'essayais d’être la plus attentive. Il y avait à chaque fois de nouveaux ateliers, en passant des bandes dessinées aux énormes romans. Je me souviens qu’un jour nous avons dû écrire notre propre histoire. C’était assez drôle d’ailleurs de passer de lectrice à écrivaine, mais je crois que cela m’avait vraiment plus. Plus les années passaient, plus le goût que j’avais de la lecture étant petite ne réapparaissait pas. Ce n’est pourtant pas faute de la part de mes professeurs de français d’avoir tout fait pour que les élèves se mettent à lire.
Pour ma part, aucun ouvrage ne parvenait à me replonger dans mon univers. J’ai eu une véritable rupture avec la lecture. Cependant, bien que de mon côté je ne lisais plus, certains livres scolaires m’ont marquée. C’est justement le cas des Fourberies de Scapin de Molière. Cette pièce de théâtre m'a beaucoup plu, elle était à la fois drôle et surprenante. Dans un premier temps j’ai lu le livre, mais il est vrai qu’une pièce de théâtre se joue plus facilement qu’elle ne se lit. C’est donc pour cela que ma professeur nous a conseillé de regarder la pièce et il est vrai qu’il n’y a pas mieux pour comprendre. Le ton des personnages, les gestes font vivre la pièce. On sait exactement ce que les personnages veulent dire.
Durant le début de mon adolescence, la lecture et moi n’avions plus beaucoup de points communs, cependant, les livres scolaires me forçaient à garder toujours ce contact avec les livres. Je peux dire que les livres m’ont permis d’enrichir mes connaissances sur plusieurs points. Le roman de Delphine de Vigan, Les enfants sont rois, m’a vraiment permis d’en apprendre plus sur les réseaux sociaux. La morale de l’histoire est qu’il ne faut pas croire tout ce que l’on voit. Cette autrice m’a beaucoup touchée, ses mots étaient poignants. A tel point que j’ai voulu lire jours sans faim de la même autrice.
Encore une fois je n’ai pas été déçu. Ce livre m’a vraiment touchée et émue. J’ai vraiment retrouvé des similitudes avec mon histoire. Mettre des mots sur ce que l’on ressent, c’est ça le but des livres. Pouvoir nous retrouver dans des histoires alors que nous même nous ne pouvons pas exprimer ce que l’on ressent. Personnellement, grâce à cette autrice, j’ai recommencée à lire quelques livres. Je peux dire que jours sans faim m’a redonné goût à la lecture. Ensuite, je suis devenue accro aux livres de Virginie Grimaldi. J’ai commencé à lire Chère mamie au pays du confinement puis j’ai continué avec Que ne durent que les moments doux. J’ai ensuite continué avec pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis, puis V13 de Emmanuel Carrère. Ces romans ont été très poignants notamment V13 qui raconte le procès des attentats du 13 novembre. Un récit très poignant et touchant. Ce roman me donne même la chair de poule rien qu’en en parlant. A ce moment-là j'avais une professeure de français qui nous incitait à lire mais elle ne nous imposait jamais le livre. Elle nous a donné plusieurs choix possibles. Cela m’a aussi aidé, c’était la première fois que je pouvais choisir un livre qui me donnait envie. Il est vrai qu’avant je me raccrochais beaucoup à la première page avant de choisir le roman. Cependant maintenant je vais surtout vers des auteurs que je connais, qui ne m’ont jamais déçu. L’illustration de la page de garde est importante, à mon goût, car c’est la première chose que l’on voit. Notre attention va, soit se focaliser sur ça, soit ne pas le remarquer. Quand j’étais plus jeune, j’allais souvent à la bibliothèque mais maintenant je préfère acheter les livres. Je préfère lire mes livres, je ne sais pas pourquoi, je pense que c’est juste une habitude. Les avoir en format papier pour moi, c’est le mieux. Alors c’est vrai que ce n’est pas donné, mais il y a plusieurs alternatives possibles. Notamment la seconde main. Quand je finis de lire un livre, je le garde précieusement dans une boîte. Je n’ai pas vraiment d’explications à cela, je pense que c’est plutôt affectif. Je ne me vois pas me séparer du livre.
Je peux donc affirmer que la lecture aujourd’hui est un passe temps qui m’aide à penser à autre chose, à découvrir et à apprendre. Cela n’a pas toujours été facile mais je ne me suis jamais forcée à lire (bon seulement les livres scolaires).
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