Toutes les sources des images se situent sur le nom du livre, en italique et souligné.
Lire, livres, lecture, bouquins, tant de mots pour parler de cette passion qui a toujours été la mienne. J’ai toujours aimé lire, pour ainsi dire, mes souvenirs les plus lointains sont liés à mes lectures. Ce sont les émotions que j’ai ressenties en découvrant chaque nouvelle page de mes livres. J’ai toujours été un lecteur, et depuis peu, bibliophile. Mais revenons au début de cet amour pour les livres et la lecture.
On commence la lecture en grande section, avec le nom, le prénom et quelques mots, et je pense que depuis ce jour, j’aime lire. Pour moi, la lecture est synonyme de connaissance, et ce, depuis le plus jeune âge. À l’école où j’étais, on nous a appris à compter, à partir de livres. C’est mon premier souvenir de lecture : un manuel nommé
J’apprends les maths avec Picbille CP, écrit sous la direction de Rémi Brissiaud.
C’est à ce moment que j’ai pris conscience de ce que la lecture pouvait m’apporter, alors je me suis mis à lire à peu près tout et n’importe quoi. Après le CP, on a continué avec Picbille, mais aussi avec plein de petites histoires pour enfants, comme Le Petit Poucet. Dès le CE2, nous sommes passés à une étape différente de la lecture.
Le CE2 est pour moi une année marquante en termes de lecture, car c’est ma première (et très loin d’être la dernière) participation à un prix littéraire : le prix « Chronos ». Cela a changé ma vision de la lecture. Pour la première fois, on me proposait des livres différents de simples contes ou manuels : des romans et des BD, des formats que je ne connaissais pas. C’est à partir de cette année-là que nous avons aussi commencé à fréquenter la bibliothèque municipale avec l’école. Les années suivantes ont suivi cette même dynamique : participer chaque année au prix « Chronos » et découvrir de nouveaux livres et auteurs. Certains ouvrages m’ont particulièrement marqué au cours de ces années, que ce soit dans le cadre du concours ou non. On peut citer
Le Buveur d’encre d’Éric Sanvoisin ou encore
Dragon Ball d’Akira Toriyama.
L’arrivée en 6e a été une étape particulière dans ma vie de lecteur, car c’est le moment où les classiques m’ont été imposés. En effet, en 6e, nous avons commencé à lire les grands classiques de la littérature française, avec lesquels j’ai eu beaucoup de mal. Par exemple, Le Malade imaginaire de Molière ou encore certaines fables de Jean de La Fontaine. Ces lectures m’ont posé des difficultés, et je me suis complètement détaché de la lecture à l’école. Pourtant, je n’ai jamais autant lu que pendant le collège. Mes parents, sachant qu’il n’y avait plus de bibliothèque à l’école (le CDI étant surtout rempli de livres pour les cours de français), m’ont inscrit à la bibliothèque proche de chez nous. Mes parents n’ont jamais été de grands lecteurs, pour ainsi dire, j’ai découvert il y a à peine un an que ma mère lisait des livres, je ne l’avais jamais vue avec un livre auparavant. Pourtant, ils m’ont toujours soutenu dans mon envie de lire. C’est en allant à la bibliothèque que je me suis rappelé à quel point j’aimais lire. J’ai découvert toutes sortes de nouveaux romans, comme Le Manoir d’Evelyne Brisou-Pellen, mais aussi la saga de L’Apprenti épouvanteur de Joseph Delaney.
Cette année de 6e fut assez particulière en raison du harcèlement que j’ai subi, et je me suis beaucoup réfugié dans les livres, à tel point que j’en étais presque dépendant, ne dormant que quelques heures pour pouvoir découvrir la suite de mes romans. Après cette année, le reste de ma période collège a été assez similaire, même si j’ai arrêté de sacrifier mon sommeil pour mes livres. Je continuais néanmoins à lire avec plaisir chacun des ouvrages que j’empruntais fièrement à la bibliothèque. C’est d’ailleurs en 4e que j’ai découvert ma saga préférée :
L’Apprenti d’Araluen, écrit par John Flanagan, un auteur irlandais. Je pourrais en parler des heures, débattre de chaque mot employé et en extrapoler le sens, mais ce n’est pas le sujet ici.
Le dernier gros changement dans ma vie de lecteur a été le confinement. Alors qu’on pourrait penser que le fait d’être enfermé chez soi aurait pu développer mon goût pour la lecture, cela a eu l’effet inverse. Jusqu’alors, je n’achetais pas de livres, je les empruntais. Le confinement ayant tout fermé, je n’avais plus accès aux livres aussi facilement, ce qui a compliqué mon rapport à la lecture. Mais la vraie raison de mon arrêt soudain de lecture a été les relations sociales. Eh oui, en plein COVID, paradoxalement ! Grâce aux réseaux sociaux et à Minecraft, cela a été possible. J’ai donc passé l’intégralité du confinement à jouer avec des amis virtuels que je m’étais faits, sans toucher à un seul livre pendant presque quatre mois.
L’arrivée en seconde n’a pas arrangé les choses : j’ai dû lire des livres de français qui m’ont rebuté. Je n’en ai terminé qu’un seul sur les huit imposés : Un chapeau de paille d’Italie d’Eugène Labiche. Par exemple, la lecture de Le Père Goriot de Balzac m’a dégoûté du genre romanesque. C’est en première que j’ai trouvé Le livre qui m’a redonné envie d’essayer de lire : Les Fleurs du mal de Baudelaire. Ce recueil a réussi à mettre des mots sur des émotions que je ressentais à ce moment-là, mais ce n’étaient pas les poèmes de la section « Idéal » de Baudelaire. J’ai donc terminé la terminale et commencé ma première année de licence en essayant de retrouver le goût de la lecture. Mais c’est depuis juillet 2024 que j’ai réellement repris plaisir à lire, avec plusieurs livres comme Le Petit livre des couleurs de Michel Pastoureau, La Passe-miroir de Christelle Dabos, et Le Lys de feu de Jacquelyn Benson.
Pour conclure, je dirais que je suis un lecteur, c’est une évidence. Bien qu’aujourd’hui, j’aie plus de difficultés à lire qu’autrefois, la lecture reste importante pour moi. Mais je sais aussi que je n’ai vécu qu’un cinquième de ma vie, et je compte bien profiter des quatre cinquièmes restants pour redevenir un grand lecteur et, surtout, réussir à transmettre cette passion de la lecture à d’autres, tout comme elle m’a été transmise.