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Vivre et partager les belles expériences à l’École

L'ardoisière

Publié le 14/10/2024

parEliyahlardoisière ,
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Je m’appelle Eliyah Lerrol. Je suis née d’une maman lectrice, et d’un père qui commence, petit à petit à se mettre à la lecture également.
À ma naissance, ma mère a pu prendre un congé maternité pour s’occuper de moi, ainsi que de mon frère et de ma sœur à la suite. Ce faisant, elle a eu l’occasion de prendre le temps de nous raconter des histoires, notamment en nous lisant des livres. Je peux me souvenir, par exemple, de petits albums pour enfants, qu’elle a toujours à la maison, comme l’indémodable Cornebidouille, de Pierre Bertrand, ou encore Pélagie la sorcière, de Korky Paul et Valérie Thomas, deux livres que j’ai adoré écouter, regarder, et lire moi-même une fois plus grande. Un autre livre qui m’a marqué, c’est La Brouille, de Claude Boujon, que j’adore regarder avec mon frère et ma sœur.
Mais je pense que le livre de mon enfance qui m’aura le plus marqué, c’est Le Magicien des couleurs, d’Arnold Lobel. Mes parents m’ont toujours raconté que, en arrivant en CP, je ne voulais pas du tout apprendre à lire. J’avais même peur de devoir apprendre, parce que j’avais peur de ne pas y arriver. Mon père me raconte souvent en rigolant que je cherchais même tous les métiers pour lesquels nous n’avons pas besoin de savoir lire. Je me rends compte maintenant que la lecture est importante et primordiale dans tous les aspects de la vie. Le Magicien des couleurs est le premier livre que je me souviens avoir lu, dans la classe de ma maîtresse de CP. Je me souviens de l’étagère verte dans laquelle il était rangé. Il raconte l’histoire d’un pays en noir et blanc, dans lequel un magicien veut mettre des couleurs. Alors, il commence à tenter d’en créer. D’abord, un monde rouge, puis un monde jaune, puis bleu. Comme aucun ne lui convient, il créer un monde dans lequel se trouvent ces trois couleurs. Puis, il en mélange deux par accident, et il finit par inventer toutes les couleurs que nous connaissons actuellement. Dans mes souvenirs, c’est le premier livre que j’ai lu seule.
Le Magicien des couleurs, Arnold Lobel, 1971<br>
Le Magicien des couleurs, Arnold Lobel, 1971
Au cours de ma primaire, j’ai eu l’occasion de lire de nombreux autres livres. À la maison, nous avions de nombreux livres. Ceux dont je me souviens le plus, ce sont ceux de la saga La Cabane Magique, de Mary Pope Osborne. À la maison, nous avions au moins les cinq ou six premiers tomes, que je me souviens avoir lu, et relu encore et encore. Deux enfants, Tom et Léa, avaient découvert une cabane remplie de livres, qui leur permettaient de voyager dans divers endroits, à toutes les époques : avec les dinosaures, dans un château-fort du Moyen-Âge, à dos de mammouths… Ce sont mes premiers souvenirs de voyage également : j’aime dire que quand je lis, je m’évade et je voyage.
Mais c’est aux alentours du CM1 que ma passion pour la lecture s’est exacerbée : ma mère m’a fait découvrir la saga Harry Potter, de J. K. Rowling. J’ai dévoré ces romans pendant mes deux dernières années de primaire et le début de mon collège. J’ai complètement accroché à ce monde magique, plein de sorciers, d’objets déroutant. Je rêvais de moi aussi, un jour, recevoir ma lettre d’admission à Poudlard. Ma mère avait l’espoir que je lui coûterai moins cher en livres, si elle me donnait à lire des gros livres. Mais je les ai lu trop vite à son goût !
Harry Potter à l'école des sorciers, J.K Rowling, 1998<br>
Harry Potter à l'école des sorciers, J.K Rowling, 1998
L’autre personne qui a joué un rôle très important dans mon amour de la lecture, c’est ma marraine. Si ma mère aime lire, ma marraine est passionnée de livres. On peut être sûr qu’on aura un livre de sa part, que ce soit pour l’anniversaire ou pour Noël. Elle m’a fait découvrir de nombreuses sagas, que j’aime toujours relire aujourd’hui, comme par exemple Tara Duncan, de Sophie Audouin-Mamikonian, un nouveau monde de magie à découvrir. Ce que j’ai le plus lu de toutes mes années collèges, et même lycée, c’est de la fantaisie magique : Percy Jackson, de Rick Riordan, Oksa Pollock, de Cendrine Wolf et Anne Plichota, Le Manoir, d’Évelyne Brisou-Pellen… J’aimais m’évader dans un monde de magie, avec des héros et des héroïnes qui vivaient des aventures fantastiques, dans lesquelles j’aurai moi-même aimé me trouver.
C’est arrivée en classe de troisième, que j’ai découvert les best-seller Hunger Games (Suzanne Collins) et Divergente (Veronica Roth). J’ai alors plongé dans un autre univers, celui de la dystopie, avec des héros qui avaient presque mon âge, et qui vivait des aventures incroyables. Je n’aurai pas forcément aimé me trouver parmi eux, mais j’aimais les suivre, voir leur évolution, imaginer comment j’aurai pu agir si j’avais été à leur place, mes réactions. La découverte de ce nouveau genre m’a aidé à étendre mon champ de lecture, à découvrir de nouveaux auteurs et de nouveaux livres, que je n’aurai pas forcément cherché à lire auparavant. J’ai notamment découvert un livre qui reste, encore aujourd’hui, l’un des livres qui m’a le plus marqué. En y réfléchissant bien, je ne sais pas vraiment ce qui l’explique. Il s’agit de La Déclaration, de Gemma Malley. Quand on me parle livre, quand quelqu’un me demande de lui conseiller un livre, celui-ci me vient tout de suite en tête. L’histoire se passe dans un monde futuriste, en 2041, dans lequel il est possible de vivre éternellement, à condition de ne pas avoir d’enfants. Ceux qui dérogent à cette règle sont considérés comme criminels, et leurs enfants comme des « surplus », des personnes qui ne devraient pas exister. Je me rappelle m’être demandé comment on pouvait décider que quelqu’un n’avait pas droit à la vie, qu’on devait supprimer la vie de quelqu’un au profit d’une autre. En parallèle, en classe, nous parlions de la loi de l’enfant unique au Japon : je me rappelle également avoir fait le lien entre les deux, et m’être dit que donner la vie faisait partie de ce qui fait un humain, un humain. Et que si on nous empêchait de le faire, ce serait comme nous priver de l’un de nos droits. Même si ce livre n’est pas très complexe à lire, il m’a fait réfléchir à ma place, et à ce que j’aurai pu imaginer si j’avais été à la place du personnage principal, Anna, qui cherche à découvrir, au fil du livre, qui elle est et d’où elle vient.
La Déclaration, Gemma Malley, 2007<br>
La Déclaration, Gemma Malley, 2007
Je me suis mise à lire de plus en plus, à cette époque. Fin collège et début lycée, j’ai lu énormément de livres, dont certains je ne me souviens plus des noms. Je me souviens d’un livre, qui ne m’a particulièrement pas plu. Je l’avais reçu pour mes quatorze ans, il me semble, et j’ai tenté de le relire par la suite. Je ne saurai pas dire pourquoi, mais Toby Lolness, de Timothée de Fombelle, qui aurait du avoir tout pour me plaire, avec du fantastique, un brin de magie, des rebondissements… Mais je n’ai jamais réussi à terminer le premier tome, alors même que j’ai retenté quelques années plus tard. Mon entourage qui l’a lu semble l’avoir aimé, mais je n’ai jamais réussi à dépasser la moitié du roman.
C’est au lycée que j’ai découvert deux livres, qui sont toujours depuis deux de mes coups de cœur littéraire. J’ai emprunté le premier par hasard à la bibliothèque, trouvant la couverture belle et le résumé assez intéressant. Il s’agit de Sisters Red, de Jackson Pearce, une réécriture du Petit Chaperon Rouge, dans lequel c’est le petit chaperon rouge qui doit arrêter les loups. J’ai beaucoup aimé l’univers, qui est un mélange de réel, puisqu’il se passe dans une ville réelle, Chicago si je ne me trompe pas, et de fantastique, puisqu’il y a bien évidemment de la magie. Il me l’une face à l’autre deux sœurs, qui ne se ressemble que dans l’apparence et qui ont été quelque peu séparées par les évènements de la vie. On peut voir évoluer leur relation, et leur vie dans son ensemble, parce qu’elles doivent découvrir leur nouvelle ville, se découvrir une nouvelle manière de vivre ensemble. C’est ce que j’ai le plus aimé dans ce livre : le fait qu’elles doivent se reconstruire. Nous pouvons y voir deux personnages abîmés, qui ne parviennent plus à communiquer, et qui doivent trouver un moyen de se refaire, vis-à-vis d’eux mais également vis-à-vis des autres.
Sisters Red, Jackson Pearce, 2011<br>
Sisters Red, Jackson Pearce, 2011
Le second livre est une saga dystopique de Michelle Gagnon, Expérience Noa Torson. J’ai tout de suite accroché au personnage principal. Elle aussi tente de retrouver qui elle est : à la suite d’une opération dont elle n’a aucun souvenir, elle a perdu la mémoire et cherche à retrouver ce qui lui est arrivé et pourquoi. J’ai aimé le suspense, les questions qu’on pouvait se poser dans ce livre. Au cours de mes lectures de lycée, j’ai suivi des personnages qui grandissaient, comme moi. Je pense que j’ai cherché quelqu’un sur qui prendre exemple pour devenir la personne que je devais devenir une fois adulte. J’ai regardé les personnages évolué, pour prendre exemple sur eux, de ce qui est mal et de ce qui est bien. J’ai aimé les voir grandir et chercher leur propre voix, au fur et à mesure que je cherchais la mienne également. Je pense que c’est la raison pour laquelle j’ai autant lu de romans dans ce genre, appelé romans d’initiation. Les voir chercher leur voie m’a aidé à vouloir trouver la mienne, et peut-être même à la trouver.
Expérience Noa Torson, Ne t'arrête pas (tome 1), Michelle Gagnon, 2012<br>
Expérience Noa Torson, Ne t'arrête pas (tome 1), Michelle Gagnon, 2012
Depuis la fin de mon lycée, j’ai eu l’occasion de lire de nombreux livres, et de très nombreux genres. Je lis toujours des livres de fantaisie, avec de la magie, parce que j’attends toujours ma lettre pour Poudlard ! Des romans pour jeunes adultes, comme par exemple la saga Fourth Wing de Rebecca Yarros, avec des dragons, des chevaliers, de la magie. Ou des romans pour adultes : j’ai récemment commencé L’Épée de vérité, de Terry Goodkind, qui m’a été vivement conseillé par un ami proche. J’ai beaucoup accroché à la manière dont est écrite l’histoire, dès la première phrase. On est tout de suite entraîné dedans, puisque le personnage est intégré dès le début, et qu’on comprend que l’ambiance est pesante, que l’atmosphère est grave. Ce que j’aime particulièrement également, c’est que, durant leur voyage, leur environnement est décrit : cela me permet d’imaginer l’endroit où ils sont, et de m’imaginer à leurs côtés. Je pense que nous avons également droit, durant ce livre, à un voyage initiatique : le personnage est cette fois-ci adulte, comme moi. Il cherche à comprendre ce qu’il peut faire dans le monde dans lequel il vit, à comprendre l’impact qu’il peut avoir sur le monde et les autres.
L'épée de vérité, tome 1 La première leçon du sorcier, Terry Goodkind, 2003<br>
L'épée de vérité, tome 1 La première leçon du sorcier, Terry Goodkind, 2003
En plus de ces livres, j’ai également décidé de commencer à lire des livres dits classiques, des livres que nous devrions tous avoir lu au moins une fois dans notre vie. J’ai par exemple envie de lire Dracula (Bram Stocker), Roméo et Juliette (William Shakespeare), ou encore Notre-Dame de Paris (Victor Hugo). Pour moi, ce genre de livres fait partie de la culture générale que nous devrions avoir, ou en tout cas, que je souhaite avoir.
Je considère également Stephen King comme un classique de la littérature : cette fois, plutôt de la littérature fantastique ou d’horreur. J’ai eu l’occasion depuis l’année dernière, de lire plusieurs de ses livres. Dont Dôme, qui est mon troisième coup de cœur littéraire. Ce que j’aime le plus dans la manière d’écrire de Stephen King, c’est la manière qu’il a de faire peur sans dire explicitement les choses. Parfois, l’imagination fait plus peur que quelque chose de concret : c’est exactement ce qu’il fait dans ses œuvres. Ce que j’aime encore plus, c’est le fait que l’horreur concerné par ces livres, soit l’horreur de l’humain : poussé dans ses retranchements, on voit ce que l’humain peut être capable de faire, même à ses semblables, à des personnes qu’il connaît, voire même qu’il apprécie, pour sauver sa vie. C’est l’horreur que met en avant Stephen King et qui est fascinante.
Dôme tomes 1 et 2, Stephen King, 2011<br>
Dôme tomes 1 et 2, Stephen King, 2011
Je pense que je peux dire que je suis une lectrice passionnée, mais surtout qui aime  découvrir de nouveaux genres. J’aime lire, et si ça ne tenait qu’à moi, je lirai tout le temps. J’aime voyager dans d’autres mondes, découvrir de nouveaux personnages, leur manière de penser, de réagir. J’aime essayer de deviner comment je pourrai réagir ou faire à leur place. Actuellement, je suis une lectrice qui aime lire de tout, qui aime découvrir de nouvelles choses, de nouvelles lectures, de nouveaux personnages, de nouveaux auteurs, de nouveaux mondes… Si maintenant, je veux lire du policier, du fantastique et du cosy mystery, qui peut me dire ce que je voudrai lire demain ? Peut-être que dans quelques temps, je me mettrai à la poésie. Ou que je lirai du théâtre. Peut-être que je me remettrai à Toby Lolness. Pour le moment, je vais tenter de terminer les nombreux livres en cours, en tentant de me convaincre de ne pas en prendre d’autres. Et je verrai ce que l’avenir me réserve !
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