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L'ardoisière

Une vie de papier - Evalardoisière

Publié le 14/10/2024

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Du plus longtemps que je me souvienne, il y a toujours eu des livres dans ma vie. Toute petite déjà, je voyais les gens de ma famille, sauf mon père, lire tout le temps et partout. Il y a une chose dont je suis sure, c'est que j'ai toujours détesté qu'on me lise des histoires, et encore aujourd'hui, il n'y a rien de plus horrible pour moi que les Podcasts. C'est pour ça que mes parents ne m'ont jamais lu beaucoup d'histoires dans mon enfance. Et pourtant, j'étais une enfant plutôt calme, mais rester assise à écouter, c’était impossible.
Quelques années plus tard, je suis rentrée à l'école maternelle. C'est à ce moment que la lecture est apparue de nouveau dans ma vie, et j'ai adoré. La raison est simple, à chaque lecture ou œuvre étudiée, un travail artistique était toujours là pour accompagner, c’était évidemment ma partie préféré et dans laquelle j'avais de très bonnes notes. Ce système a duré tout le cycle 1. Durant ces quelques années, de nombreux livres m'ont marqué tel que : « POP mange toutes les couleurs », Bisinski Sonders, ou encore, « Les trois brigands », Tomi Ungerer. Ces œuvres étaient facilement appréciables de par leur aspect mais aussi le contenu simple et ludique. Encore aujourd'hui, je me rends compte que j'aime les livres avec de belles images, des histoires simples et fluides, sans prise de tête, le genre de livre où il y a plus de dessin que de mots, et justement adaptés pour des enfants qui ne savent pas encore bien lire.
J'ai justement appris à lire l'année suivante au début du cycle scolaire 2. Et pour ce faire, ma professeur avait utilisé comme méthode : « Les Alphas ». Les Alphas sont une méthode pédagogique qui met en scène des petits personnages représentant les différents sons et lettres de l'alphabet, accompagné en plus de films et petits épisodes. Je me rappelle avoir adoré cette manière ludique d'apprendre à lire, qui me faisait peur à la base. C'est aussi grâce à cela que j'ai lu mon premier livre en entier : « Gâteau surprise », l'histoire de madame « i ». Ma première approche avec la lecture directe fut donc très positive, je me suis sentie autonome. Avoir la capacité de pouvoir moi même découvrir des histoires sans l'aide de quelqu'un était très plaisant, un sentiment nouveau de liberté.
Tout le long de ma primaire, j'ai continué de découvrir des livres mais également des écrits variés tels que les fables (« Les fables de La Fontaine »). Ces fables avec chacune leur morale bien à elles m'ont énormément marquée. Je me rappelle que j'avais trouvé dans la bibliothèque de mes grands parents une vielle édition de 1906 des « Fables de La Fontaine », illustrés par Benjamin Rabier, et un jour je les ai toutes lues une par une. Tout comme mes livres illustrés pour enfant, les histoires étaient simples, fluides, avec plein de dessins, et pourtant elles cachaient bien plus que ça. A ce moment j'ai commencé à comprendre que la littérature pouvait être très complexe.
Mais petit à petit j'ai commencé à m’éloigner des livres. A mes yeux, la lecture, c’était des devoirs. Plus je grandissais, moins les professeurs avaient l'air passionnés, moins les cours étaient ludiques. Lire était devenue une vrai corvée et on ne parlait même plus de livre à l'école. La maîtresse nous donnait juste un livre à lire pendant les vacances sur lequel elle nous interrogerait pour être sûr qu'on l'ai bien lu. J'ai trouvé ça nul à l'époque et encore maintenant. Parfois on peut lire un livre, même trois fois, et ne pas réussir à le comprendre sans un peu d'aide.
Plus tard dans ma scolarité, j'ai découvert la bibliothèque. Pour moi c’était totalement lointain, j'ai sûrement dû y aller en maternelle mais je ne m'en rappelle pas vraiment. J'y suis donc retourné à la fin de la primaire, et cette fois si, on avait quartier libre, j'ai trouvé ça super que notre professeur nous laisse le choix d'explorer cet endroit librement. On avait pour contrainte de trouver un livre, adapté à notre âge, qu'on pourrait emprunter et lire au rythme qu'on souhaitait. A ce moment j'ai recommencé à comprendre que lire c’était sympa, mais seulement quand je le voulais et c'est pour ça que j'aimais rarement les livres que le parcours scolaire proposait même si je pense que le fond de certains aurait pu me plaire si ils m'avaient été présentés différemment.
Une nouvelle étape dans ma vie de lectrice a commencé lors de mon entrée au collège, j'ai commencé à comprendre de mieux en mieux la relation que j'avais avec les livres et c'est à ce moment que j'ai fait 2 découvertes qui m'ont changée. Tout d'abord, le CDI du collège.
C’était pour moi comme un paradis réel. Pour une personne curieuse pour moi ce fut génial de pouvoir avoir un accès gratuit à une quantité de livres énorme. Je passais la plupart de mon temps à lire des livres sur des sujets très divers : des livres sur les planètes, sur les différentes races de chats et tant d'autres. Je me surprenais même parfois à lire des pages du dictionnaire ou des encyclopédies. Cependant, lire des œuvres tels que des romans ou autres devenait compliqué. Lors de ma première année de collège mon professeur nous avait fait lire deux romans que j'avais trouvés terriblement mauvais, et même hors de l'école je n'arrivais plus à trouver de livre qui me plaisaient, je n'étais donc pas très loin d'abandonner ma quête de trouver des livres, mais heureusement quelqu'un a su maintenir cette flamme allumée. Comme je l'ai dit, j'ai tout de même grandi dans un environnement rempli de personne qui aimaient lire, et une personne en particulier: Ma sœur. Pour elle la lecture est bien plus qu'une passion, c'est toute sa vie d’après ses dires. Et comme toute passionné elle a voulu m'aider à adorer lire tout comme elle adorait. Déterminée à changer mon opinion sur les romans, elle avait fait une sélection de plusieurs romans qu'elle avait lu dans son enfance qui pourraient potentiellement me plaire. A titre personnel je pensais que c’était une perte de temps et que j’étais un cas désespéré, mais j'avais tout de même accepté de lire un des livres qui avait retenu mon attention pour lui faire plaisir : « Les Kinra Girl », de Moka. A ce moment j'ai eu l'impression de faire la découverte de ma vie. C’était le meilleur livre que j'avais jamais lu de toute ma vie, tout ce que j'aimais concentré dans quelques pages, entre le mystère et l'amitié. J'avais plongé dedans, le livre était devenu ma réalité, je ne pensais plus qu'à ça. Dés la fin de ma lecture, je me suis empressé d'aller acheter les prochains tomes. Je les ai tous lus, les 26 tomes, et encore aujourd'hui, je continue de les lire comme pour la première fois.
Tout le long du collège mais aussi au début du lycée mon opinion n'a pas changé, tous les livres que l'école propose sont tout simplement nuls, alors à chaque fois je m’arrangeais pour ne pas les lire, à regarder le film ou des résumés mais jamais lire le livre. Cette technique était encore présente il y à deux ans pour le bac de français, j'ai lu quelques uns des livres car ils me donnaient envie mais les autres qui ne m’intéressaient pas, je ne me forçais pas du tout à essayer de les lire. Cette année de lycée a été très éprouvante pour moi, travailler sur des livres qui ne me plaisait pas sans même les avoir lus était assez difficile, mais m'a cependant permis de découvrir des genre de livre sur lequel je ne m’était jamais penchée tel que la poésie et la littérature d'idée, deux genres littéraires que j'affectionne encore aujourd’hui. Des livres tels que : « Déclaration des droits de la femme », me marquent encore jusqu'à aujourd’hui. Grâce à ces découvertes, j'ai appris de moi même que de nombreux genres littéraires pouvaient m’intéresser et que l’école pouvait tout de même m'en faire découvrir certain. En dehors de l'école j'ai depuis quelques années découvert les mangas ainsi que les livres développement personnel. C'est par hasard que j'ai découvert le mangas « NANA », d'Ai Yazawa, qui comme les « Kinra Girl », a marqué ma vie en changeant beaucoup sur ma vision du monde, des relations et surtout de l'importance d'avoir des rêves. Et de la même manière, j'aime les livres de développement personnel car il me permettent d'en apprendre plus sur les autres mais surtout sur moi même.
Avec du recul, je pense que ma relation avec la lecture est a présent apaisée, mais elle a vécu des montagnes russes, notamment à cause ou grâce à l'école qui n'a fait que changer mon opinion sur la lecture avec des bonnes ou des moins bonnes expériences. Je pense tout de même que je suis un peu fermée d'esprit la dessus dans le sens ou je sais se que j'aime et comme j'ai encore beaucoup à découvrir, je ne vais pas m’embêter à essayer de lire d'autres types de livres qui ne me donne pas vraiment envie à première vue. Je me suis rendu compte après toutes ces années que j'aimais lire. Je suis sans doute un peu difficile mais quand je tombe sur un livre qui me plaît vraiment, je ne le lis pas, je le vis.
La lecture dans ma vie est comme une feuille de papier. Autrefois blanche, et maintenant remplie de couleurs. Elle ne cesse de changer de forme, elle se réinvente, elle est pure, elle se fait influencer souvent, mais elle reste toujours infinie.
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