La Guerre des Boutons est un livre écrit et publié en 1912 par Louis Pergaud.
Il se passe dans la campagne franc-comtoise de ces années-là, chez les Longeverne et les Velrans. Ces deux villages sont inspirés des villes d'Ouvans et de Vellevans dans le Doubs. On suit ici la "bande" de Longeverne, dirigée par Lebrac. A chaque rentrée, ils se retrouvent tous pour se battre contre les Velrans, leurs ennemis de toujours, à cause d'une histoire de Murie datant de leurs parents. Leur but ? Capturer les enfants du camp adverse afin de récupérer le plus de boutons, de lacets et de crochets possibles. Bonus s'il peut être humilié aux yeux de tous ! Cette guerre prend un nouveau tournant quand le général propose aux autres de se battre nus, pour ne pas qu'on leur pique de nouveau leurs boutons.
Au fil de ce livre, on découvre les conditions de vie de ces enfants, leur manière de vivre et de s'amuser, ainsi que la manière dont se passait l'école à ce moment-là. Les enfants sont présentés comme des "bons à rien", des "gouillands": ils ne sont pas capables de travailler correctement à l'école sans menaces, selon leur instituteur.
"Cette capacité à voir le monde différemment à chaque fois leur permet de contourner les problèmes que leur pose la vie, et de trouver des solutions, même farfelues et loufoques. Ce qu'on perd également, c'est notre capacité à être émerveillés par la vie." (Eliyah)
"J'ai été déstabilisée par la violence banalisée dans les foyers. Que ce soit l'instituteur ou les parents, ils ont l'air tous d'accord sur le fait de punir les enfants en leur tapant dessus pour ne pas qu'ils recommencent leurs bêtises" (Yeva)
"Je trouve que la Guerre des Boutons nous rappelle à quel point l'enfance est une période intense, remplie de défis et de découvertes. C'est le moment où on teste ses limites, où on apprend ce que c'est que la camaraderie, la loyauté, mais aussi les conséquences de nos actes" (Amance)
Nous avons choisi cette image, car elle représente bien la joie de vivre qui sort de ce livre. Ces enfants sont heureux, simplement heureux : on peut le voir à leurs sourires.
Ils sont libres d'aller courir dans la forêt et de jouer dehors, autant qu'ils le veulent. Ils sont loin de la pression des parents, des instituteurs, des règles...
Quand on regarde cette image, on peut presque se dire qu'ils sont en route pour aller faire la bagarre avec les Velrans, prêts à en découdre pour récupérer le plus de boutons et de lacets possibles.
Eliyah, Amance, Eva